Voltaire meurt le 30 mai dans lhôtel de son ami le marquis de Villette. Le 31 mai, selon sa volonté, M. Try, chirurgien, assisté dun M. Burard, procède à lautopsie. Le corps est ensuite embaumé par M. Mitouart, lapothicaire voisin qui obtient de garder le cerveau, le cœur revenant à Villette.
Linternaute a le droit de publier un avis par livre, mais certains livres ne sont pas ouverts aux avis. Loptique et de la lumière était dune très grande importance. Après ce projet Bonjour mon ami Job : ainsi commence larticle sur Job du Dictionnaire philosophique, figure à laquelle se compare dailleurs Voltaire et qui représente laboutissement dune réflexion sur le mal dont les termes ont été établis par Bayle et Leibniz. À son tour, Kant reprend et clôt le débat entre ces derniers : pour lui, tout essai de théodicée est destinée à linsuccès, car si lordre peut montrer la sagesse de lart, il ne peut pas engendrer la sagesse morale. Suite à sa critique dune théodicée qui ne connaît pas les bornes de la raison humaine, Kant propose que la perspective de Job soit la seule théodicée possible. Seront considérées ici les interprétations de Voltaire et de Kant, afin de présenter les deux attitudes qui suivent la critique des prétentions de la raison : les deux, dans leur réflexion sur le mal, défendent le point de vue de lindividu faisant lexpérience du mal contre les prétentions irrationnelles de la métaphysique. Cependant, Voltaire, par ses récits de lexpérience du mal, contredit en quelque sorte Kant, qui propose une nouvelle théodicée, positive et liée à une réflexion sur la relation de lindividu à la loi, la bonne conscience et la sincérité. Ailleurs en Europe, les monarchies sont lois et les monarques à la tête de ces royaumes sont souvent cousins. En France, Louis XIV séteint en 1715, laissant le trône à son arrière petit-fils Louis XV. Louis XVI lui succédera et sera décapité en 1793. En Prusse, Frédéric II est premier roi de Prusse en 1701, Léopold Ier de Habsbourg, empereur du Saint-Empire. Philippe V est roi des Espagnes et des Indes mais également petit-fils de Louis XIV. Cest une femme des lumières car elle est instruit et elle est toujours en recherche de connaissance. De la cour de Rome, le 3 février 1766. Cest un des chefs-duvre
par sa brillante universalité, par ses chefs-doeuvre tragiques les idées de Roussel de La Tour et de ; la Princesse de Babylone, roman; la Jeannot, éperdu, se sentait partagé entre la douleur et la joie, la tendresse et la honte ; et il se disait tout bas : Tous mes amis du bel air mont trahi, et Colin que jai méprisé vient seul à mon secours. Quelle instruction! La bonté dâme de Colin développa dans le cœur de Jeannot le germe du bon naturel, que le monde navait pas encore étouffé. Il sentit quil ne pouvait abandonner son père et sa mère. Nous aurons soin de ta mère, dit Colin ; et quant à ton bonhomme de père, qui est en prison, jentends un peu les affaires ; ses créanciers, voyant quil na plus rien, saccommoderont pour peu de chose ; je me charge de tout. Colin fit tant quil tira le père de prison. Jeannot retourna dans sa patrie avec ses parents, qui reprirent leur première profession. Il épousa une sœur de Colin, laquelle, étant de même humeur que le frère, le rendit très heureux. Et Jeannot le père, et Jeannotte la mère, et Jeannot le fils, virent que le bonheur nest pas dans la vanité. Voltaire, Zadig, Le bûcher, p. 57 : Sétoc comprit le sens profond de cet apologue. La sagesse de son esclave entra dans son âme ; il ne prodigua plus son encens aux créatures, et adora lÊtre éternel qui les a faites. Est racheté par de rares qualités de netteté, dintelligence,
Louvrage était suivi dun traité sur la quadrature des courbes, composé depuis près de quarante années. Dans lintroduction qui le précède, Newton déclara, sans cette fois citer Leibnitz, que la méthode des fluxions sétait présentée à son esprit pendant les années 1665 et 1666. En rendant compte de cet ouvrage, le rédacteur des Acta eruditorum, qui très-vraisemblablement nétait autre que Leibnitz lui-même, affecte, au contraire, de parler des différentiels de M. Leibnitz, que Newton remplace et a toujours remplacés par les fluxions, et dont il a fait un élégant usage dans son ouvrage sur les principes de la philosophie naturelle. Le soleil, disait Galilée, a des taches aussi apparentes, pour qui sait les regarder, que de lencre sur du papier blanc. Nen est-il pas de même de lesprit si élevé, si étendu et si droit du grand Newton? Et, dans les lettres que nous avons rapportées, qui peut être si aveugle que de nen pas voir, je nose pas dire les bornes, mais les lacunes? Cest trop sarrêter sur un tel sujet ; lorsque nous nommons Newton, songeons au livre des Principes ; à cet édifice unique et incomparable que deux siècles détudes et de progrès, en le laissant intact, nont fait quétendre et affermir, et que Lagrange, lillustre Lagrange, presque légal de Newton, a pu appeler, sans que personne osât y contredire, la plus haute production de lesprit humain. En 1748, la marquise rencontre à la cour du roi Stanislas, à, le jeune et beau chevalier de Saint-Lambert, poète à ses heures, de dix ans son cadet. Elle en tombe amoureuse.. Et enceinte. Nourrie dun terrible pressentiment, elle se hâte de terminer son oeuvre clé, la traduction et le commentaire du latin en français du premier livre des Principes mathématiques de la philosophie naturelle dIsaac Newton, communément appelés les Principia. STAUM, Martin. Newton and Voltaire : constructive sceptics. SVEC 62 1968, 29-56. La seconde occurrence nest pas non plus dénuée dironie puisquelle intervient au moment où Candide apprend la supposée mort de Cunégonde : Candide sévanouit à ce mot : son ami rappela ses sens avec un peu de mauvais vinaigre qui se trouva par hasard dans létable ch. IV, p 46. Femme exceptionnelle et emblématique de lesprit des Lumières, cette belle ambitieuse a utilisé pleinement la liberté qui est la marque de cette époque de bouillonnement scientifique, philosophique et révolutionnaire. Celle que Voltaire appelait Madame Pompon Newton est une personnalité double, à la fois très féminine et virile : cest une vraie scientifique, qui a traduit Newton, mais cest aussi une femme passionnée, légère, coquette, sensuelle qui adore jouer la comédie et chanter des airs dopéra. Élevée dune manière exceptionnelle par son père, qui lui fait donner la même éducation quà ses deux frères aînés, Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, Marquise du Châtelet 1706-49 apprend le latin, les mathématiques, les langues étrangères, le cheval, la gymnastique, le théâtre, la danse, le chant. Comme les hommes des Lumières, elle sautorise à réfléchir par elle-même y compris contre Voltaire. Cette femme a décidé de vivre autrement. De saper les codes en vigueur dans son milieu. Son seul credo : la quête des connaissances comme celle de lamour. Connue pour ses extravagances et ses aventures amoureuses, la marquise est révolutionnaire pour lépoque : elle se veut libre sur le plan des mœurs et libre dans ses recherches. Elle a vécu avec Voltaire la plus folle romance des Lumières : relation très forte, fusionnelle mais libre, de passion et de complicité. Elle meurt en couches à 43 ans, nouveau scandale pour lépoque, et sur son lit de mort, elle est entourée de Voltaire son compagnon, de Saint-Lambert son amant et de son mari. Le secret de cette réussite, sa clé du bonheur, Émilie du Châtelet nous la donne dans son Discours sur le bonheur 1779: On nest heureux que par des goûts et des passions satisfaites. Raymond Boudon, qui sest lui aussi penché sur le terme du relativisme, le divisa également en plusieurs composants. Le deux plus importants, quil traite en détail dans son œuvre Que sais-je? Le relativisme, sont le relativisme cognitif, qui assure que la connaissance est le produit dune construction et quelle ne saurait pour cette raison être tenue pour objective 2 et le relativisme normatif, qui affirme que les normes et les valeurs sont propres à chaque culture ou sous-culture et quelles ne peuvent par suite être considérées comme fondées objectivement 3. Le relativisme normatif est comparable au terme du relativisme culturel. Concernant le relativisme cognitif, Boudon écrit: Depuis toujours, des penseurs ont nié la possibilité pour la connaissance daccéder au réel tel quil est 4. Même en sciences il ny a pas de connaissance certaine. Alors le relativisme nie lexistence des vérités universellement valables et établit seulement les relations entre deux points de référence lobjet de leur étude. Chaque connaissance dépend par conséquent du point de vue de son observateur 2b. Les questions métaphysiques de lhomme.