{"id":5268,"date":"2020-10-01T12:15:56","date_gmt":"2020-10-01T12:15:56","guid":{"rendered":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/?p=5268"},"modified":"2020-09-24T10:32:30","modified_gmt":"2020-09-24T10:32:30","slug":"scene-de-rencontre-ecume-des-jours","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/2020\/10\/01\/scene-de-rencontre-ecume-des-jours\/","title":{"rendered":"Scene De Rencontre Ecume Des Jours"},"content":{"rendered":"<p>Pr\u00e9noms se ressemblent fortement : ils sont tous deux form\u00e9s de cinq ANNULE Du VIAN dans les voiles rencontre et d\u00e9dicace \u00e0 CAPBRETON le 26032020 Tourisme Landes Soumis par Aur\u00e9lie Marty le ven, 23022018-10:24  On ne sait pas vraiment ce qua per\u00e7u Colin au premier regard, quand il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Chlo\u00e9 : est-ce son physique, ou son pr\u00e9nom, qui la troubl\u00e9 \u00e0 ce point, trouble traduit par les points de suspension. Ce nest que plus loin dans le r\u00e9cit que nous d\u00e9couvrons le portrait de Chlo\u00e9. Mais son pr\u00e9nom peut d\u00e9j\u00e0 suffire \u00e0 provoquer un choc, puisque cest sur ce titre dun morceau de Duke Ellington que Colin avait appris \u00e0 danser le biglemoi avec Nicolas, au chapitre VI. Tout se passe donc comme si cette rencontre \u00e9tait leffet du destin Cest aussi ce qui peut expliquer la phrase prononc\u00e9e par Colin : Bonj \u00cates-vous arrang\u00e9e par Duke Ellington? Joliment adapt\u00e9 par Paul \u00c9mond, cette histoire damour nous est jou\u00e9e et chant\u00e9e joyeusement, avec lhumour ironique et caustique de l\u00e9criture acide et surnaturelle de Boris Vian. Le style de l\u00e9crivain, tendre et sauvage, irr\u00e9el et iconoclaste, aux limites du roman noir, est particuli\u00e8rement bien rendu par le texte th\u00e9\u00e2tral. Quand je termine la derni\u00e8re page, je me sens \u00e9motive. Je constate donc que lauteur Boris Vian fait tr\u00e8s bien passer ses messages et il sait transmettre des \u00e9motions au lecteur. Je remarque aussi quil sait donner une vie propre \u00e0 la nourriture, aux habitats, et aux objets selon la situation. Retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 : arr\u00eat de la musique il fallait sy attendre expression tragique Vian emploi aussi un vocabulaire scientifique pour d\u00e9crire un pas en avant. To avoid being denied access, log in if youre a ResearchGate member or create an account if youre not. On ne peut pas consid\u00e9rer ce roman comme engag\u00e9, car il naborde pas les questions politiques, ne mentionne pas les grandes institutions de lEtat. La police seule se trouve rapidement \u00e9voqu\u00e9e \u00e0 la fin du roman, quand les agents darmes, venus pour saisir les biens de Chick, vont le tuer. Colin ne sint\u00e9resse que au physique : on a limpression que nimporte quelle fille pourrait faire laffaire du moment quelle est jolie. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.atlantico.fr\/sites\/atlantico.fr\/files\/styles\/une\/public\/images\/2017\/04\/l-ecume-des-jours.2880.image_.0x1200.jpg\" alt=\"scene de rencontre ecume des jours\" align=\"left\"> on note \u00e9galement le champ lexical de la musique et de la danse. Les termes sont souvent anglo-saxons ambiance dapr\u00e8s-guerre : Duke Ellington, pick-up, boogie-woogie. A cela sajoute la fantaisie langagi\u00e8re de Vian avec la mention du biglemoi, aux connotations triviales regarde moi P.83 : Alors que Chlo\u00e9 est dans le midi, le couple Alise-Chick se d\u00e9grade.  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.cinechronicle.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Michel-Gondry-CC.jpg\" alt=\"scene de rencontre ecume des jours\" align=\"right\"> Pour ce qui est de l\u00c9cume des Jours, je peux vous en dire un peu plus consommation en plein essor. Des espaces qui bougent, un piano-bar qui fabrique de la musique surtout celle de Duke Ellington et lunivers de jazz cher \u00e0 Boris Vian. Le spectacle rend bien Le moment habituellement consacr\u00e9 aux condol\u00e9ances termine la c\u00e9r\u00e9monie sur une vision dhorreur, avec lapparition de deux autres personnages, ridiculis\u00e9s par la d\u00e9formation grotesque du nom de leur fonction : le Chuiche le Suisse et le Bedon le Bedeau, deux employ\u00e9s charg\u00e9s de maintenir lordre et accompagner les processions. Eux non plus ne portent pas les v\u00eatements attendus pour cette c\u00e9r\u00e9monie : ils sont richement v\u00eatus de couleurs claires. Mais cest surtout leur comportement qui est odieux, parce qu il inverse un moment de tristesse, o\u00f9 chacun devrait sincliner devant la souffrance de Colin, en une danse grotesque : Ils se mirent \u00e0 huer Colin et dans\u00e8rent comme des sauvages autour du camion. Le chapitre se termine sur un dernier geste horrible, une forme de lapidation : en recevant les poign\u00e9es de cailloux. Cette jeunesse des personnages permet aussi de mettre en sc\u00e8ne leur immaturit\u00e9 : ils semblent vivre sans aucune des contraintes du monde adulte, au gr\u00e9 de leurs plaisirs. Leur langage est le reflet de cette d\u00e9contraction. Par exemple lexplosion de Colin, Zut! Zut et Bran, peste diable boufre, rappelle les insultes tant appr\u00e9ci\u00e9es de P\u00e8re Ubu chez Jarry. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.cinechronicle.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/conversation-animee-avec-noam-chomsky.jpg\" alt=\"scene de rencontre ecume des jours\" align=\"right\"> Il ne peut pas voir grand-chose, dit le chat. Un n\u00e9nuphar, peut-\u00eatre. Lui-m\u00eame semble changer de formes, passant du flou \u00e0 la couleur, de la lumi\u00e8re aux ombres noires. Mais reste la fid\u00e9lit\u00e9 au c\u0153ur du roman de Boris Vian, cern\u00e9 par des objets vivants et des inventions inconnues, farfelues. Michel Gondry avoue m\u00eame : Lid\u00e9e que les choses sont presque plus vivantes que les gens correspond bien \u00e0 ma personnalit\u00e9. Jai eu souvent tendance, quand j\u00e9tais enfant, \u00e0 prendre les objets pour des personnes, voire \u00e0 croire quils sont mont\u00e9s contre moi? Et cest vrai que son hyperactivit\u00e9 visuelle permet de rendre compte \u00e0 chaque instant, \u00e0 chaque sc\u00e8ne, du monde onirique du romancier. Une fois le personnage mis en place, il sagira de sint\u00e9resser au cadre dans lequel il \u00e9volue. Au premier abord, le cadre para\u00eet familier ; lauteur se livre \u00e0 une description de la toilette de Colin par laquelle il d\u00e9crit alors lenvironnement entourant le personnage : une salle de bain avec des objets usuels refl\u00e9tant un milieu bourgeois et ais\u00e9 au sortir du bain ; ample serviette ; peigne ; coupe-ongles ; miroir. On peut ainsi dire que Colin vit dans linsouciance p\u00e9cuniaire car il vit dans un cadre luxueux et le texte nous indique quil ne travaille pas le reste du temps il dormait. Malgr\u00e9 cet aspect r\u00e9aliste, Boris Vian dissimule des \u00e9l\u00e9ments dun univers fantastique notamment gr\u00e2ce aux objets prenant vie par linterm\u00e9diaire de proc\u00e9d\u00e9s d\u00e9criture comme la de l\u00e9tag\u00e8re il prit \u00e0 l\u00e9tag\u00e8re au lieu de sur l\u00e9tag\u00e8re comme si l\u00e9tag\u00e8re \u00e9tait en possession de lobjet ou encore du peigne le peigne divisa et des com\u00e9dons ils rentr\u00e8rent sous la peau comme sils avaient \u00e9t\u00e9 capables deffectuer cette action par eux-m\u00eames. On mentionnera aussi la phrase suivante : en longs filets orange pareils aux sillons que le gai laboureur trace \u00e0 laide dune fourchette dans de la confiture dabricots avec limbrication de plusieurs th\u00e8mes formant alors une m\u00e9taphore nayant aucun sens. Enfin, cet incipit marque une rupture avec le roman traditionnel car le personnage nest pas plac\u00e9 dans un cadre spatio-temporel pr\u00e9cis, il ny a aucune datation, ni aucun d\u00e9tail quant \u00e0 la pr\u00e9cision du lieu.  nom. Form\u00e9 \u00e0 l\u00c9cole Centrale, puis ing\u00e9nieur \u00e0 lAssociation fran\u00e7aise pourriez vous me donner quelques pistes de reflexions??<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>scene de rencontre ecume des jours<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5268"}],"collection":[{"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5268"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5268\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5269,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5268\/revisions\/5269"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5268"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5268"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/demo.bkns.biz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5268"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}